Dement, W. & Kleitman, N. (1957) La relation des mouvements oculaires pendant le sommeil à l’activité du rêve : une méthode objective pour l’étude du rêve [EN]

L’objectif de cette étude était d’étudier la relation entre les mouvements des yeux et le rêve.

Pour cette étude, il avait été posé trois hypothèses :

  1. Il y aura une association significative entre le sommeil paradoxal et le rêve.
  2. Il y aura une corrélation positive significative entre l’estimation de la durée des rêves et la durée des mouvements oculaires (REM – Rapid Eye Movement)
  3. Il y aura une association significative entre le motif du mouvement de l’œil et le contexte du rêve

Cette étude s’est effectué avec un échantillon de neuf participants sept hommes adultes mâles et deux femmes adultes.Une partie de cette étude a été approfondie sur cinq personnes et les échantillons recueillis sur les quatre autres ont permis de valider les cinq premiers.

Les participants ont été étudiés dans les conditions contrôlées en laboratoire. Ils ont été invités à manger normalement avec la prescription de ne pas consommer de la caféine ou de l’alcool le jour de l’étude. Ils ont été installé dans un lit dans une pièce sombre et calme.

Un électroencéphalographe (EEG) a été utilisé. Deux électrodes ou plus ont été posées à proximité  des yeux pour enregistrer les changements électriques causées par le mouvement des yeux. Deux ou trois autres électrodes étaient fixées sur le cuir chevelu pour enregistrer l’activité du cerveau permettant d’identifier la profondeur du sommeil.

À plusieurs moments au cours du sommeil, les participants ont été réveillés avec un bruit de sonnerie sonnette près de leur lit pour tester les souvenirs de leurs rêves. Il devait alors parler dans un magnétophone près du lit. Il lui était demandé en tout premier lieu de dire s’il avait rêve oui ou non ils avaient rêvé puis il pouvait raconter le contenu de leur rêve.

Les résultats relatifs à l’hypothèse 1 (il y aura une association significative entre le sommeil paradoxal et le rêve)

Les résultats montrent que le sommeil paradoxal est principalement, mais non exclusivement, associé à des rêves, et le sommeil N-REM (Sans Rapid Eye Movement) est associé à des périodes de sommeil sans rêve.

Presque tous les souvenirs de rêve après un réveil en N-REM (Sans Rapid Eye Movement) a eu lieu dans les huit minutes d’un REM, ce qui suggère que le rêve se serait mise en place lors la phase précédente du REM.

Les résultats relatifs à l’hypothèse 2 (il y aura une corrélation positive significative entre l’estimation de la durée de rêves et de la longueur des mouvements oculaires)

La série de réveils successifs ont permis d’évaluer si les participants pouvaient estimer avec précision la longueur de leurs rêves qu’ils avaient dans leurs souvenirs. Tous les participants ont pu évaluer la durée de leur  rêve correcte avec précision sauf un qui ne pouvaient se rappeler la dernière partie de son rêve et a donc sous-estimé sa longueur.

Les résultats relatifs à l’hypothèse 3 (il y aura une association significative entre le motif du mouvement de l’œil et le contexte du rêve)

Il ne semble y avoir de relation entre le contenu du rêve et le type de mouvements oculaires.
Par exemple, les périodes de mouvements oculaires verticaux ou horizontaux purs sont rares, mais lorsque le participant a été réveillé après une série de mouvements oculaires verticaux ils ont raconté des rêves tels que:

  • Être debout au bas d’une falaise avec un treuil en regardant les grimpeurs ou regardant vers le bas avec une machine de levage.
  • Monter une série d’échelles regardant de haut en bas comme il a grimpé.
  • Lancer des ballons de basket dans un panier, la première prise de vue et à regarder vers le filet, puis regardant vers le bas pour choisir une autre balle sur le sol.

Dans le seul cas des mouvements oculaires horizontaux, le rêveur regardait deux personnes se jetant des tomates l’un sur l’autre.

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